La tenue traditionnelle swazie est très codifiée. De pied en cap, les habits sont exactement similaires, au motif près. On pourrait presque parler d’uniforme et l’effet de masse est saisissant lorsqu’une assemblée de guerriers s’avance ou qu’un groupe d’imbali danse.

Les jeunes filles ont le choix entre deux tenues. La « sage » est constituée d’une jupe longue et d’un morceau de tissu simple à motif, juste noué à l’épaule. La jupe, appelée sidwashi, est cousue à partir d’un tissu très cher, 45 emalangeni le mètre (4,5€). Elle est toujours dans les tons marrons-gris (ou « terre » comme disent les pros de la couture), avec des motifs dorés.
La tenue « watch me » est plus complexe, mais hors d’atteinte pour une bonne partie des participantes à cause de son coût. La pièce maîtresse, c’est l’indlamu, soit disant « la plus courte des mini-jupes qui existe ». L’indlamu, bleue avec des incrustations de métal brillant, coûte environ 400 E. En haut, les filles arborent en bandoulière l’umgaco, une ribambelle de pompons aux couleurs vives en laine (environ 150 E).
Parfois, les filles attachent des foulards aux bras, coincés par des bracelets. Les couleurs de certains permettent de déterminer si l’imbali fait partie de l’armée, de la police, ou d’un groupe particulier.
Aux pieds, quelque soit la tenue, les imbalis s’attachent des emafathlawane, des cocons de papillons cueillis sur les arbres et remplis avec de minuscules cailloux.
Ecouter le son des emafathlawane :

Les hommes ont généralement le torse nu, ou alors ceint d’un tissu similaire à celui des filles, simple et noué à l’épaule. Ils portent également une jupe marron et doré mais ajoutent par-dessus une peau de bête (appelée emajobo) dont le type donne une indication sur la richesse du porteur (impala : commun, guépard : très rare, etc). Torse nu, ils portent en bandoulière plusieurs chapelets de pierres polies, appelé Umugaco. Au bras gauche, un foulard attaché avec un bracelet indique que l’homme a déjà au moins une femme. Au cou, un collier de petites perles de couleurs qui est la pièce la plus chère du costume (entre 30 et 50 E), dont le nom est ligcebesha et s’attachent d’une petite plume sur la tête. Les guerriers se promènent avec leurs armes : dans la main droite, soit un bâton au bout renforcé et arrondi appelé lingeella, soit une hache swazie, la sizeze, comme le roi. Dans l’autre main, un autre bâton, simple, appelé umzaca.
Les femmes ont également leur tenue, très stricte, composée d’un drap simple, souvent rouge, et noué à l’épaule et d’une jupe longue, noire. Elles ramassent leurs cheveux sous un filet, qu’elles nouent avec une cordelette blanche.

#1 by grokwik on 4 septembre 2009 - 17 h 12 min
150 euros pour des pompons, je vais arrêter de programmer et aller me recycler !
#2 by Pierre on 4 septembre 2009 - 17 h 15 min
@Grokwik: euh non 150 E = 150 Emalangeni, 15 euros environ.
#3 by ficelle on 4 septembre 2009 - 19 h 31 min
J'aime bien ce billet… ça me plait bien ces trucs sur les tenues…! Merci les gars!